
Qui n’a jamais retrouvé plus de cheveux que d’habitude dans sa brosse à l’automne ou au printemps ? La chute de cheveux saisonnière est un phénomène courant, souvent source d’inquiétude, mais qui s’explique et se gère avec les bons gestes. Comment reconnaître une perte de cheveux passagère d’un vrai souci capillaire ? Quelles actions adopter, et à quel moment faut-il consulter ? Suivez le guide pour mieux comprendre et réagir face à ce phénomène naturel.
Qu’est-ce que la chute de cheveux saisonnière ?
La chute de cheveux saisonnière concerne aussi bien les femmes que les hommes et survient généralement deux fois par an : à l’automne et, dans une moindre mesure, au printemps. Ce phénomène s’explique par le cycle de vie du cheveu, influencé par des facteurs environnementaux et hormonaux.
Comprendre le cycle de vie du cheveu
- Phase anagène : c’est la phase de croissance, qui dure plusieurs années.
- Phase catagène : période de repos d’environ 2 à 3 semaines.
- Phase télogène : le cheveu tombe, remplacé par un nouveau. Cette phase dure environ 2 à 3 mois.
C’est lors de la phase télogène qu’on observe la chute. En automne, le nombre de cheveux entrant dans cette phase augmente, d’où une perte plus visible.
Pourquoi perd-on plus de cheveux en automne et au printemps ?
Ce phénomène est lié à plusieurs facteurs :
- La lumière du jour : Moins d’ensoleillement influence nos hormones (notamment la mélatonine), ce qui impacte le cycle du cheveu.
- Le stress saisonnier : Les transitions de saison, le retour au travail ou à l’école peuvent générer du stress, facteur aggravant la chute.
- L’hérédité et l’âge : Certaines personnes y sont plus sensibles que d’autres.
Reconnaître une chute de cheveux saisonnière (et la différencier d’une alopécie)
Signes d’une chute saisonnière « normale »
En moyenne, on perd naturellement entre 50 et 100 cheveux par jour. Pendant la chute saisonnière, ce chiffre peut doubler temporairement. Les signes rassurants :
- La perte dure de 4 à 6 semaines maximum.
- Les cheveux repoussent normalement après cette période.
- Il n’y a pas d’apparition de zones clairsemées ou de plaques sur le cuir chevelu.
Quand la chute devient-elle inquiétante ?
Certains signes doivent vous alerter :
- La chute dure plus de 2 mois.
- Des zones dégarnies apparaissent (tempes, sommet du crâne).
- Les cheveux deviennent fins, cassants, et la repousse tarde.
- Vous observez des démangeaisons, des rougeurs ou des pellicules inhabituelles.
Dans ces cas, il est conseillé de consulter un dermatologue ou un professionnel de santé.
Que faire en cas de chute de cheveux saisonnière ?
Adopter les bons gestes au quotidien
- Brossez vos cheveux doucement : Préférez une brosse souple pour limiter la casse.
- Lavez à l’eau tiède : L’eau trop chaude fragilise la fibre capillaire.
- Séchez à l’air libre : Évitez le sèche-cheveux trop chaud qui assèche le cuir chevelu.
- Massez votre cuir chevelu : 2 à 3 minutes chaque jour pour stimuler la circulation sanguine.
- Évitez les coiffures trop serrées : Elles favorisent la traction et la perte.
Soutenirs ses cheveux avec une routine adaptée
La chute de cheveux saisonnière n’est pas une raison pour surcharger ses étagères de produits. Un choix judicieux de soins suffit. Privilégiez les shampoings doux, sans sulfates agressifs, et limitez les masques ou sérums à quelques essentiels. Pour aller plus loin dans la simplification de votre routine, découvrez comment réduire sa routine beauté tout en restant efficace.
Les compléments alimentaires : utiles ou non ?
Durant les périodes de chute, il peut être tentant de se tourner vers des compléments alimentaires à base de kératine, zinc, fer ou vitamines B. Ils peuvent être utiles si votre alimentation est déséquilibrée ou en cas de carences avérées (souvent chez les femmes, après une grossesse ou en période de fatigue intense). Avant toute supplémentation, demandez conseil à votre médecin ou pharmacien.
Alimentation et hygiène de vie : les alliés anti-chute
Ce que vous mettez dans votre assiette impacte la santé de vos cheveux. Privilégiez :
- Les protéines (œufs, poisson, viandes blanches, légumineuses)
- Le fer (lentilles, épinards, foie, viande rouge en petite quantité)
- Le zinc (fruits de mer, graines, noix)
- Les vitamines du groupe B (levure de bière, céréales complètes, légumes verts)
Hydratez-vous suffisamment et essayez de limiter le stress, qui joue un rôle majeur dans la perte de cheveux.
Chute de cheveux saisonnière : que faut-il éviter ?
- Multiplier les traitements chimiques : Couleurs, défrisages ou permanentes fragilisent la fibre capillaire.
- Changer brusquement de shampoing ou de routine : Mieux vaut rester sur des soins doux et adaptés.
- Les cures miracles : Méfiez-vous des promesses trop alléchantes sur internet ou réseaux sociaux. Préférez les conseils de professionnels.
Quand consulter un professionnel ?
Une consultation s’impose si vous constatez :
- Une chute persistante au-delà de 2 mois, sans amélioration.
- Des antécédents familiaux d’alopécie (calvitie précoce, pelade, etc.).
- Des signes associés (ongles cassants, fatigue intense, perte de poids, etc.).
- Des démangeaisons ou lésions du cuir chevelu.
Le dermatologue pourra réaliser un bilan (prise de sang, examen du cuir chevelu) pour rechercher une cause hormonale, une carence, ou une maladie spécifique.
Cas particuliers et fausses croyances sur la chute de cheveux
La chute de cheveux chez la femme enceinte ou après l’accouchement
La grossesse a souvent un effet positif sur la chevelure, mais après l’accouchement, une chute brutale peut survenir (effluvium télogène). Elle est généralement transitoire et se résorbe en quelques mois. Une alimentation équilibrée et un peu de patience sont les meilleurs remèdes.
La chute de cheveux chez l’homme
Chez l’homme, la chute saisonnière peut révéler ou aggraver une alopécie androgénétique (calvitie). Si vous avez des antécédents familiaux, soyez attentif à l’évolution de votre densité capillaire et consultez en cas de doute.
Les mythes à oublier
- Se laver les cheveux souvent les fait tomber : Faux. Ce sont les cheveux déjà arrivés en fin de vie qui tombent au lavage.
- Les coupes de cheveux stoppent la chute : Couper n’empêche pas la perte, mais peut donner une impression de volume.
- Les shampoings antichute sont miraculeux : Ils peuvent renforcer la fibre, mais n’agissent pas sur la racine ni sur le cycle du cheveu.
Exemples de routine quotidienne pour limiter la chute
Quelques gestes simples à adopter :
- Lavez vos cheveux 2 à 3 fois par semaine maximum.
- Utilisez un shampoing doux et, si besoin, un après-shampoing léger sur les longueurs.
- Évitez de dormir avec les cheveux mouillés.
- Pratiquez un massage du cuir chevelu avant le coucher.
- Protégez vos cheveux du soleil et du vent (foulard, chapeau).
Pour plus de conseils sur le soin du quotidien, adopter des gestes pour une maison propre et une vie organisée contribue aussi à limiter le stress, un facteur reconnu de chute de cheveux.
Favoriser la repousse : ce qui fonctionne vraiment
Les huiles végétales
Des huiles comme l’huile de ricin, de coco ou de jojoba sont plébiscitées pour leur action nourrissante. Appliquées en massage avant le shampoing, elles renforcent la fibre et stimulent le cuir chevelu.
Les sérums et lotions fortifiants
Certains sérums à base de peptides, de caféine ou d’huiles essentielles peuvent booster la microcirculation du cuir chevelu et favoriser la repousse, à condition d’une utilisation régulière (minimum 3 mois).
Les solutions professionnelles
En cas de chute persistante, certains traitements (PRP, mésothérapie capillaire, minoxidil sur ordonnance) peuvent être proposés par un professionnel. Ils sont généralement réservés aux cas d’alopécie confirmée.
Perte de cheveux et alimentation : ce qu’il faut retenir
Un cheveu en bonne santé naît avant tout d’une alimentation variée et équilibrée. Privilégiez les aliments riches en protéines, fer, zinc, oméga 3 et vitamines B. Les carences sont souvent la première cause de chute prolongée et de repousse difficile. Si vous êtes sujet à des allergies alimentaires, des troubles digestifs ou un régime restrictif, surveillez vos apports et n’hésitez pas à consulter un nutritionniste.
Cheveux, stress et mode de vie : l’importance du bien-être global
La santé des cheveux est le reflet de la santé globale. Le stress chronique, le manque de sommeil, le surmenage ou une hygiène de vie déséquilibrée favorisent la chute. Prendre soin de soi, pratiquer une activité physique régulière, méditer ou simplement s’accorder du temps sont autant de moyens de préserver ses cheveux.
En résumé : faut-il s’inquiéter de la chute de cheveux saisonnière ?
La perte de cheveux saisonnière est un phénomène naturel et transitoire, généralement sans gravité. Elle ne doit pas vous inquiéter si elle ne dure pas plus de 2 mois et si elle n’est pas accompagnée d’autres symptômes. Adoptez une routine simple, veillez à votre alimentation et à votre bien-être. En cas de doute, n’hésitez pas à consulter un professionnel pour un diagnostic personnalisé. Vous retrouverez ainsi une chevelure saine et dense, adaptée à chaque saison.

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